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DISPOSITIF PERMETTANT LA CONSTATATION INSTANTANEE DE L'EXTINCTION
INTEMPESTIVE D'UN ELEMENT DE L'ECLAIRAGE D'UN VEHICULE AUTOMOBILE.
La présente invention se rapporte à un dispositif permettant au conducteur d'un véhicule automobile la constatation instantanée de l'extinction intempestive de l'une quelconque des ampoules constituant l'éclairage de la voiture.
Il est de toute évidence qu'un véhicule automobile circulant la nuit avec l'un ou l'autre de ses feux éteints constitue un danger grave.
Sa propre sécurité et celle des autres usagers est compromise et le nombre des accidents qui en résultent est tel qu'il n'est pas besoin d'insister à ce sujet.
Rien n'a été prévu jusqu'à présent pour constater du poste de pilotage la disparition d'un ou plusieurs feux arrière et même dans beaucoup de cas, le manque de l'un des feux avant n'est pas aperçu, par le conducteur.
Un éclairage dissymétrique est également dangereux car il peut provoquer des erreurs de la part des autres usagers sur la nature ou la largeur du véhicule à croiser.
La présente invention a pour but la création d'un dispositif adaptable facilement et à peu de frais permettant de signaler au pilote la défaillance d'un feu.
Ce dispositif est caractérisé essentiellement en ce que dans chaque circuit alimentant les filaments d'une ou de plusieurs ampoules d'éclairage est inséré en série un élément de contrôle ou détecteur avec lequel coopèrent des moyens mettant en action un élément de signalisation ou d'avertissement de la défaillance d'un feu.
Afin de bien faire comprendre l'invention, on en décrira ci-après un exemple de réalisation en se référant aux dessins annexés.
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A la figure 1 des dessins ci-joints, on a représenté le schéma général d'une ampoule d'éclairage D sur une automobile, B situant un interrupteur et C un fusible, A le pôle positif et E le pôle négatif (masse).
Conformément à l'invention à un endroit théoriquement quelcon- que entre A et E on ouvre le circuit et on insère en série un élément détec- teur X pour obtenir par exemple le schéma de la figure 2.
Cet élément détecteur pourrait tout aussi bien se placer aux en- droits marqués 1, 2 et 3, le point à choisir étant déterminé par des condi- tions de facilité.
L'élément X peut être par exemple un relais muni d'un bobinage.
Ce bobinage donne naissance à un champ magnétique qui provoque le déplace- ment d'un élément mobile susceptible d'établir ou d'interrompre un ou plu- sieurs contacts.
Cet élément X est par exemple un relais comprenant un bobinage.
Ce bobinage provoque un champ magnétique. Ce champ magnétique provoque le déplacement d'un élément aimanté soit d'une façon permanente, soit par le passage du même courant. Cet élément mobile est solidaire d'une ou plusieurs pièces conductrices lesquelles lors du déplacement considéré établissent ou interrompent un ou plusieurs contacts. Un exemple schématique est montré par la figure 3.
Dans le croquis A de la figure 3.
Lorsque le courant passe et que la pièce 4 se déplace dans le sens de la flèche, le contact entre 5 et 6 se coupe. Inversement lorsque le courant disparaît et que la pièce 4 retombe, les points 5 et 6 sont mis en communication.
Dans le croquis B de la figure 3.
Lorsque le courant passe et lorsque la pièce 4 se déplace dans le sens de la flèche, le contact s'établit entre 5 et 6. Inversement, lors- que le courant disparaît et que la pièce 4 retombe, le contact entre 5 et 6 est coupé.
Dans les croquis C et D de la figure 3.
Le même processus que dans les cas A et B existe mais pour un nombre de contacts égal à deux.
Le même processus peut s'établir pour 3, 4...... n contacts.
Quand le processus est prévu pour plusieurs contacts, un certain nombre d'en- tre eux peut être à fermeture, le solde à ouverture.
La figure 4 montre un exemple de réalisation mécanique!. Dans cette figure, on a : a) une armature fixe 7 ou noyau magnétique. b) une armature mobile8 ou noyau magnétique. c) un bobinage électrique 9. d) une vis d'assemblage 10 de 7 sur 8 avec ressort de rappel Il. e) un embout isolant 12 porté par l'armature 8. f) une pièce de contact mobile 13 portée par l'embout 12. g) un support isolant 14 porté par l'armature fixe 7. h) les pièces de contact fixes 15 - 16 portées par le support 14. i) des entrées et sorties 17-18 de courant dans la bobine.
Le courant de l'ampoule à contrôler entre par 17 et sort par 18.
Le circuit magnétique se trouvant ainsi excité, la pièce 8 est attirée contre la pièce 7. La pièce 13 vient en contact alors avec les plots 15 et 16
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et on obtient un contact à fermeture.
La figure 4A montre comment dans les mêmes conditions, on obtient un contact à ouverture.
Au lieu d'utiliser un relais bobiné comme élément détectant on peut avoir recours à un bimétal thermique qui en se déformant sous l'action de la chaleur dégagée par le passage du courant, ouvre ou ferme un ou plusieurs contacts comme dans le cas précédent. Cette variante est susceptible d'être représentée de la même façon par les croquis A, B, C et D de la figure 3.
Si l'on reprend la figure 2 complétée par exemple par le croquis B de la figure 3, on aura à titre indicatif pour un jeu de six ampoules D la disposition de la figure 5.
On voit sur ce schéma que si toutes les lampes sont commandées à l'allumage par la fermeture des contacts B, la lampe de contrôle L ne s'allumera que si le courant passe effectivement dans tous les relais 3, ce qui provoque le passage du courant entre les contacts 5 et 6 du circuit de la lampe L.
Cet exemple illustre le cas où comme dit plus haut les contacts sont à fermeture et branchés en série.
Dans ce schéma, on allume donc une lampe L pour autant que tout soit normal.
On peut tout aussi bien éteindre la lampe L quand tout est normal et l'allumer quand une extinction intempestive se produit. Dans ce cas, tous les contacts 5 et 6 sont branchés en parallèle et la fermeture d'un seul d'entre eux allume la lampe.
Cette réalisation est montrée par la figure 6.
Cet exemple illustre le cas où comme dit plus haut, les contacts à ouverture sont branchés en parallèle.
Etant donné que certains feux alternent constamment pendant la conduite, ce qui est le cas des phares Route et Code, on peut dans l'un et l'autre des cas précédents, combiner les contacts en série-parallèle.
Ce cas est montré par la figure 7 où l'on voit que l'extinction volontaire d'un des deux groupes ne signale aucune anomalie.
Cet exemple illustre le cas où comme dit plus haut les contacts sont branchés en série-parallèle.
La signalisation de contrôle peut évidemment être lumineuse, acoustique ou optique. Il va de soi en effet que les circuits passant par les contacts, au lieu d'actionner une lampe peuvent tout aussi bien actionner une autre espèce d'avertisseur tel que vibreur, sonnerie, klaxson, etc.. de même qu'un dispositif à voyant.
La figure 8 donne un schéma détaillé de réalisation de l'invention.
Cette figure représente la partie du schéma de la filerie d'une automobile à laquelle a été appliquée la présente invention.
Les connexions existantes qui ne diffèrent que peu d'une voiture à l'autre sont représentées en trait continus et celles correspondant au dispositif de signalisation sont en pointillé.
La majorité de ces connexions sont établies par liaisons intérieures aux dispositifs et trois à quatre d'entre elles seulement sont à établir sur le véhicule.
Les repères de ce schéma représentent :
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P) sont les phares avant avec leurs trois filaments : Route - Code - Posi- tion.
S) sont les feux de Stop.
R) sont les feux rouges Arrière.
N) sont les feux d'éclairage de la plaque gouvernementale.
1 à 12) sont les fusibles. a à 1 sont les relais.
I est l'inverseur Route-Code.
Cl est le commutateur d'éclairage général.
C2 est le commutateur d'éclairage des gros phares.
F) est l'interrupteur relié à la pédale de frein.
LI-L2-L3 sont les 3 lampes placées au tableau de bord et assurant la signalisation.
Le fonctionnement est le suivant : Lampe signal Ll.
Son fonctionnement indique que les feux de position, les feux rouges et les feux de plaques sont en ordre. En effet, cette lampe a un pôle négatif direct et son circuit vers le pôle positif passe en série dans les relais : a :feu de position gauche g :feu rouge arrière gauche i :feu de plaque j :feu de plaque 1 :feu rouge arrière droit f :feu de position droit.
Si toutes les ampoules correspondant à ces feux brûlent normalement, tous les relais attirent et tous ces contacts sont fermés alimentant ainsi la lampe Ll. Si une seule de ces ampoules ne fonctionne pas, le circuit est interrompu et la lampe Ll est éteinte.
Par conséquent, le fonctionnement de cette lampe assure au conducteur que tous les feux en question brûlent et inversement son extinction lui signale que l'un au moins de ces feux est défectueux quelle que soit la raison de cette défection ; filament rompu ou circuit coupé.
Lampe signal L2.
Cette lampe joue le même rôle que la précédente mais pour les phares prin- cipaux. A cet effet, son circuit vers le pôle positif passe soit par b et a, soit par c et e.
Les deux premiers relais sont relatifs aux filaments Route, les deux seconds aux filaments Code. Comme ces deux groupes ne sont jamais al- lumés simultanément, il suffit que l'un des deux soit en action pour allumer L2.
Dans les conditions décrites pour la lampe Ll, cette deuxième lampe L2 renseigne sur l'état. des phares principaux.
Lampe signal L3.
Cette lampe a pour but de renseigner sur le fonctionnement cor- rect des feux de stop. Son circuit passe à cet effet par les contacts des relais h et k. Si donc ces contacts se ferment quand à la suite d'un coup de frein on ferme F, c'est que le courant a effectivement passé dans les re-
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lais et cela renseigne, par l'allumage de L3 que l'éclairage de ces feux est en ordre.
Inversement, si au coup de frein L3 ne s'allume pas, c'est que l'une de ces ampoules est défectueuse.
REVENDICATIONS.
1. - Dispositif permettant au conducteur d'un véhicule automobile la constatation instantanée de l'extinction intempestive de l'une quelconque des ampoules constituant l'éclairage de la voiture caractérisé en ce que dans chaque circuit alimentant les filaments d'une ou de plusieurs ampoules d'éclairage est inséré en série un élément de contrôle ou détecteur avec lequel coopèrent des moyens mettant en action un élément de signalisation ou d'avertissement de la défaillance d'un feu.