Procédé de fabrication de l'acide thioglycolique. Les procédés industriels usuels pour la fabrication de l'acide thioglyeolique et de ses sels consistent à faire réagir au départ un sulfhydrate ou un disulfure sur un chloraeé- tate. Leur mise en aeuvre présente divers inconvénients, parmi lesquels on peut citer: 1 Main-d'oeuvre importante.
2 Présence inévitable d'hydrogène sul furé.
3 Produits finaux souillés d'impuretés sulfurées, difficiles à éliminer et parfois nui sibles pour certaines applications.
Il est vrai que l'obtention de l'acide thio- glycolique et de ses sels est théoriquement réalisable en laboratoire encore par d'autres moyens, mais il ne semble pas que ces moyens permettent une fabrication industrielle com mercialement viable.
La présente invention, qui a pour objet un procédé de fabrication de l'acide thioglycoli- que, permet d'obtenir, avec une grande faci lité d'exécution, cet acide à l'état pur, sans sulfure, avec des économies de main-d'oeuvre, de temps et d'outillage, très appréciables. Elle est basée sur la formation d'un acide (le for mule générale
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dans laquelle R représente ici le radical CHZCOOH, et sur l'hydrolyse de cet acide.
Selon l'invention, on fait réagir à l'ébulli tion un hyposulfite sur un chloracétate, le produit de condensation obtenu étant immé diatement hydrolysé par un acide en excès et, après refroidissement, la solution étant traitée par un solvant pour en extraire l'acide thiogly colique. Pour obtenir celui-ci à l'état pur, on peut chasser le solvant de la solution d'extraction par distillation et purifier l'acide thioglyeolique par une distillation sous pres sion réduite.
Le rendement de l'opération en acide thio- glycolique peut être augmenté en procédant, après hydrolyse, à une réduction des disul- fures formés secondairement.
Le solvant utilisé pourra être l'éther sul furique ou préférablement l'acétate de butyle ou le dichloréthane.
Voici, à titre d'exemples, deux modes de réalisation de l'invention, dans le premier l'hydrolyse étant faite avec l'acide chlorhy drique, dans le second avec. l'acide sulfu rique.
<I>Exemple I:</I> Une demi-molécule gramme d'acide mono- chloracétique (soit environ 48 g) a été neu tralisée, en présence de phénolphtaléine, par de la lessive de soude. On ajoute alors une demi-molécule gramme d'hyposulfite de so dium (soit 124 g) et on porte le tout à l'ébul lition pendant environ 10 minutes.
Après addition, au mélange chaud, d'environ deux molécules gramme d'acide chlorhydrique (soit 200 g d'acide fumant de densité 1,19 conte- nant en poids environ<B>36</B> 1,91, d'acide chlorhy drique) et ébullition pendant 10 minutes, on laisse refroidir la solution et on sépare par essorage les sels minéraux précipités.
L'acide thioglycolique est obtenu par extraction à l'éther sulfurique (ou mieux à l'acétate de butyle), en ajoutant, par exem ple, à deux reprises, au produit essoré, son volume d'éther. L'éther est alors chassé par distillation et le résidu est constitué par de l'acide thioglycolique qui peut être purifié par distillation sous pression réduite.
On augmente sensiblement le rendement de l'opération en procédant, après hydrolyse, à une réduction des disulfures formés, cette réduction pouvant se faire par de l'hydro gène naissant obtenu en ajoutant du zinc à la solution chlorhydrique. <I>Exemple II:</I> Une demi-molécule gramme d'acide mono- chloracétique (soit environ 48 g) a été neu tralisée, en présence de phénolphtaléine, par de la lessive de soude.
On ajoute au produit une demi-molécule gramme d'hyposulfite de sodium (soit 124 g) et on porte le tout à ébullition. Après addition, au mélange chaud, d'un volume d'environ 235 cm', d'une molécule gramme d'acide sulfurique (soit en viron 115 cm@, d'une solution contenant 105 g ou 57 em3 d'acide sulfurique de densité 1,83 dissous dans son volume d'eau) et ébullition pendant environ 5 minutes,
on laisse refroi dir et on peut alors ajouter au mélange en viron 4 à 5 g de zinc en grenaille et laisser se dissoudre le zinc. Le liquide final obtenu est homogène et son volume est d'environ 340 cm3. L'acide thioglycolique est extrait, à trois reprises, par 100 cm3 d'acétate de butyle. Celui-ci est chassé par distillation sous vide et l'acide thioglycolique restant peut être uti lisé tel quel ou purifié par distillation sous pression aussi réduite que possible.
Dans cet exemple, aucun sel ne précipite par hydrolyse, aussi l'essorage est-il évité. L'ensemble de la préparation ne dire pas plus de 4 heures et le rendement en acide thioglycolique pur, après récupération du solvant, est de l'ordre de 75 ô ou même plus si l'on opère avec réduction des disul- fures.
L'emploi de l'acétate de butyle présente, sur celui de l'éther sulfurique, comme sol vant, les avantages d'être, à pouvoir extrac teur sensiblement égal: <I>a)</I> ininflammable, b) moins volatil, c) d'une moindre solubilité dans l'eau, ce qui réduit notablement les pertes de solvant., par rapport à l'éther. Cependant, d'autres solvants sont d'em ploi possible, bien qu'ils n'aient pas donné d'aussi bons résultats: 1 soit parce qu'ils ne sont pas suffisam ment volatils (tels les homologues de l'acétate de butyle), 2 soit parce que leur pouvoir extracteur est moins bon (homologues supérieurs de l'éther) ou nettement plus mauvais (solvants chlorés).
L'hydrolyse peut être effectuée à l'aide d'-Lui acide autre que l'acide chlorhydrique ou sulfurique, l'acide phosphorique par exemple.