Carburateur pour moteurs à explosions. L'objet de l'invention est un carburateur pour moteurs à explosions.
Il comporte, comme le carburateur selon la revendication du brevet principal N' <B>76358,</B> un gicleur muni d'un chapeau que l'on peut faire tourner sur lui et qui sert à comman der la sortie du combustible liquide de ce gicleur, ainsi qu'un dispositif destiné à ré gler la quantité de mélange explosif fourni au moteur; de plus on peut. faire tourner le gicleur en tout temps par rapport au cha peau afin d'obtenir un double réglage de la quantité de liquide sortant du gicleur.
Mais il s'en distingue en ce que la rotation du cha peau - qui est percé en regard du disposi tif d'au moins un orifice mettant. en com munication au moins un orifice du gicleur avec l'extérieur - a pour effet de rappro cher ou d'éloigner l'orifice de ce chapeau du dispositif et de faire par suite agir une dépression variable sur l'orifice dudit, gi cleur pour une même vitesse du moteur ali menté.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du car burateur, appliquée au moteur d'un avion. La fig. 1 en est une coupe verticale lon gitudinale; Les fig. 2 et 3 en sont des vues de détail; Les fig. 4 et 5, 6 et 7 montrent en éléva tion et en plan, certaines parties à deux po sitions différentes; Les fig. 8 à 10 sont des coupes verticales se rapportant à des variantes de détail.
Cette forme d'exécution comporte deux corps cylindriques creux k o (fi,g. 1), dont les axes sont verticaux et qui sont réunis à leur partie inférieure par un bras p avec lequel ils sont faits en une seule pièce. L'un d'eux, k, constitue un réservoir à niveau constant et présente en son fond une tubulure tarau dée k1 servant à le raccorder à un tuyau, non représenté, lui amenant le combustible liquide. Ce corps k communique avec l'in térieur du corps o par un canal pl pratiqué dans le bras p.
Le canal pl débouche clans une chambre q limitée latéralement par la paroi de o, en haut par un disque i (voir, aussi les fig. 2 à 7), en bas par un fond r tissé clans o. Le disque i est maintenu en place contre un rebord intérieur o1 de o par un ressort à boudin j prenant appui sur le fond r.
Le disque i est. solidaire du gicleur uni que a qui se trouve exactement dans l'axe du corps o et. qui est. percé d'un canal a' aboutissant à un trou circulaire centré a-. Sur lui peut tourner et coulisser le chapeau d présentant une tète. d' dans laquelle est percé un trou axial tronconique d - dont la grande base est en haut.
Au-dessous de la tête d' se trouvent quelques étroites fentes verticales ii. Le chapeau<I>d</I> est. muni d'un bras f servant à le faire tourner et. solidaire d'une. pièce hélicoïdale maintenue par un ressort h prenant appui sur i. et agissant à la traction en contact avec une rampe héli coïdale e' d'une pièce e solidaire de ce dis- ciue <I>i.</I> Quand on fait tourner le chapeau<I>cl,</I> on le fait donc monter ou descendre.
On peut également faire tourner le disque i et avec lui la pièce e, sans que le chapeau d participe à cette rotation, grâce à une ma nette L; dans ce cas aussi la position axiale de (L varie puisque e se déplace.
Le gicleur d se trouve dans une chambre de mélange o; formée par le haut du corps o présentant latéralement une ouverture o' pour l'admission de l'air et pour le passage de la clé 1. Cette chambre o3 aboutit à une tubulure s par laquelle le mélange se rend au moteur. Le passage de la tubulure s peut être plus ou moins étranglé par un diaphragme en iris c comprenant des volets en forme de croissants.
Ceux-ci sont. action nés par un disque g muni d'un bras de ma- nceuvre g' et. présentant une tubulure infé rieure çg= partiellement logée clans la cham bre o' et allant en diminuant, de section transversale libre de bas en haut. Dans la. tubulure s se trouve une garniture intérieure b dont la section transversale libre va par contre en augmentant. de bas en haut: Le diaphragme c se trouve donc à l'endroit le plus étroit. du passage allant. de la chambre o' ait haut de la tubulure s.
Dans la tubu lure ri- est pratiquée. une encoche où est logée l'extréiiiité libre du bras f qui peut se dé- placer longitudinalement clans cette en coche.
Le fonctionnement de cette forme d'exé- cution est le suivant: Si l'on fait abstraction pour commencer des étroites fentes<I>n</I> du chapeau<I>d.</I> celui-ci constitue une chambre uniquement ouverte à sa partie supérieure en d<B>'</B> et communi quant à sa partie inférieure avec. l'orifice a' du gicleur a. La dépression existant au haut de l'orifice d - se propage donc sans change- ment appréciable jusqu'à l'orifice a= et pro voque la sortie du combustible liquide e?l une ctuanlité dépendant de sa valeur et crois sant avec elle.
D'autre part, la dépression produite pour une même vitesse du moteur a une valeur plus élevée en n2 à la Hau teur du diaphragme. c, c'est-à-dire à la par tie la plus étranglée du passage allant de la chambre o à la tubulures, qu'au bas de la tubulure g' et varie progressive ment entre ces deux limites. De ces cieux faits résulte que si pour une même vitesse du moteur, on fait. monter ou descendre le chapeau<I>c1,</I> on augmente ou di minue la valeur de la. dépression agissant à l'intérieur de celui-ci sur l'orifice a2 et qu'on rend plus grande ou plus petite la quantit(,, de liquide s'échappant, de ce dernier.
Or le chapeau<I>c1</I> tourne par l'intermédiaire du bras f en même temps que le disque < j grfice auquel on ouvre ou ferme le diaphragme c. et s'élève ou s'abaisse par suite. On petit, clone s'arranger pour obtenir un mélange clî@ composition sensiblement. constante puiscttte la quantité de mélange aspiré, réglée par le diaphragme, varie à peu près clans les mêmes proportions que. la quantité de liquide soi tant du -icletir a.
Dans ce but, lorsque le diaphragme c est. ouvert en plein, le cha peau d est. à. sa position axiale inférieure. il repose, par exemple. sur le gicleur a; grâce à la. succion ainsi obtenue, on a une bonne sortie d'essence. Si on diminue l'ouverture du dispositif c, le chapeau d s'élève et la succion exercée. sur a- a de nouveau une valeur telle qu'on ait une sortie de combus tible appropriée. Les fentes n, de par leur étroitesse, ne modifient pas beaucoup le fonctionnement indiqué.
Elles servent à produire une ren trée d'air latérale, grâce à laquelle le com bustible liquide se mélange à de l'air dès sa sortie de a2 et. donne lieu à une émulsion.
Il a été tacitement admis jusqu'ici qu'au cune variation de l'altitude de. l'avion n'avait lieu. On. supposait celui-ci reposant sur le sol et son carburateur réglé, par la position cionnï'e au bras f par rapport au disque de façon à obtenir un bon mélange. explosif pour toutes les vitesses du moteur. Cepen ctant, lorsque l'avion quitte le sol et. arrive à une certaine hauteur, la densité de l'air n'est. plus la. même et les proportions dans le mélange explosif ne sont également plus les mcmes, de sorte que ce dernier n'est plus aussi bon qu'auparavant.
Pour revenir aux bonnes proportions antérieures, le pilote n'a qu'à faire tourner le gicleur a et la pièce par rapport au chapeau d qu'on supposa momentanément fixe au point de vue rota tif, sans changer le moins du monde l'étran glement en m du mélange sortant du carbu rateur. Il se sert pour cela de la clé f et pro duit un déplacement axial, sans rotation, du chap^an c1 ainsi qu'une variation de la dépression a-issant sur l'orifice n=.
Le double réglage obtenu permet. donc à. ce pilote d'avoir un mélange de qualité sensiblement contante ii diverses hauteurs. Il est évident: que. le chapeau <I>cl</I> peut. toujours être actionné avec le diaphragme. quel que soit. le réz-la_T2 momentané de la position du gicleur a par rapport au chapeau cl.
Les fentes ?a peuvent être supprimées. Selon la fig. S, le chapeau d est percé d'un orifice présentant une partie inférieure cylindrique, de diamètre notablement supé rieur à celui du trou a2 et une partie supé- rieuro tronconique allant en grandissant. de bas en haut;
sa tête est de bas en haut tron conique puis cylindrique. D'après la fig. 9, sa tête, qui a la. forme d'un double tronc de cône. est. traversée par un trou cylindrique de. même diamètre que le trou (r2 du gicleur a. A la fig. 10, le chapeau, percé chi trou cylindrique (le même diamètre que 2, n'a plus de tête et présente au contraire à sa partie supérieure un retrait duquel part une saillie tronconique allant en diminuant de section transversale de bas en haut..
On peut utiliser un dispositif d'étrangle ment autre qu'un iris. Le gicleur et son chapeau peuvent être percés de plus d'un trou chacun.
Le carburateur peut alimenter un moteur à explosions autre qu'un moteur d'avion.